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Dossier de Presse

BLOOD WOOD
photographies : Lu GUANG

BEAU GESTE GALLERY
del 14.10.2017 al 23.2.2018


L'essor de la Chine s'est accompagné d'une demande vorace de matières premières comme le pétrole et les minéraux, qui ont apporté une prospérité généralisée à la masse chinoise, un boom de la consommation et l’expansion immobilière qui s’en suit a entraîné une nouvelle demande de décoration et de mobilier. . Moins connues sont les conséquences insoupçonnées sur l'écosystème mondial telles que le trafic de la corne de rhinocéros et de l'ivoire d'éléphant, encore moins bien connue est la menace critique sur la durabilité de la forêt vierge de l’Afrique centrale.
Aujourd'hui, en raison de la forte demande des riches chinois, le bois de santal est devenu une rareté, par conséquent les marchands chinois sont passés à une alternative, s'approvisionnant en Bois de Sang (Bloodwood en anglais et Mukula chez les Africains) d'Afrique centrale et australe qui peut passer pour le bois de santal aux yeux impressionnables de la plupart des consommateurs.
Des rapports indiquent que 75% de la production de bois de l'Afrique sont exportés vers la Chine, ce qui fait du bois la troisième matière première la plus importée de Chine. De notoriété publique la plupart des forêts africaines sont exploitées illégalement, sachant que le Bassin Congolais représente le deuxième poumon vert de la planète, une déforestation aura de graves conséquences à court et moyen terme. Depuis quelques années Greenpeace a essayé d'attirer l'attention internationale et a fait pression sur le gouvernement chinois sur cette question.
C'est ce contexte qui a motivé le photographe Lu Guang à entreprendre ce voyage dans l'un des pays les plus pauvres, les plus troublés et les plus dangereux du monde. C'est aussi la première mission du photographe hors du territoire chinois.
Cette exposition inédite à Shanghai montre le reportage complet de Lu Guang depuis les conditions sommaires des équipes de bucherons vivant dans la forêt, à leur abattage des arbres de Bois de Sang avec de simples hachettes primitives, jusqu’au chargement à mains nues des troncs d’arbres de 300 kg sur des camions, et au voyage à travers le continent à la rencontre des marchands chinois qui les attendent dans les ports maritimes, pour enfin les expédier dans des containers en Chine. Dans la province de Zhejiang sur le port de Zhangjiagang, Lu Guang a suivi les livraisons vers les marchés en gros du bois rouge appelés les Bloodwood City et a documenté leur transformation dans les ateliers d’ébénistes et autres fabriques de mobiliers en meubles de luxe finement sculptés.
Il est remarquable qu’un photojournaliste chinois tel que Lu Guang puisse témoigner de l'impact de la voracité de la demande générée par développement « fast and furious » de la Chine dans les régions les plus démunies et les plus turbulentes du monde, à savoir la forêt vierge africaine. Ses photographies méritent qu'on s'y arrête et qu'on réfléchisse à notre identité de citoyens de la planète Terre. Et l'association des deux mots "Bois" et "Sang" dans le titre de cette exposition explicite encore plus les rapports ambigus entre l'Homme et la Nature.

 

 
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Publication du mois
BEAU GESTE GALLERY
210 Taikang Rd, DaPuQiao, 200025 Shanghai Shi - China
+86 21 6466 9012
info@beaugeste-gallery.com
www.beaugeste-gallery.com
Horaires Non communiqués

The rise of China has been accompanied by a voracious demand for raw materials such as oil and minerals, as it has brought widespread prosperity to the Chinese mass, a boom in consumption and in real estate development has led to new demand in home decoration and furniture. Less well known are the unsuspected consequences on the world’s ecosystem such as rhino horn and elephant ivory, even less is the critical threat on the sustainability of Africa’s tropical forest.
Today due to high demand from rich Chinese, the Sandalwood has become a scarcity, therefore Chinese traders have switched to an alternative, sourcing a variety of Bloodwood (Mukula) from Central and Southern Africa that could pass for Sandalwood to the undiscerning eyes of most consumers.
Reports say 75% of Africa’s wood production are exported to China, making timber China’s third biggest imported raw material. And most of the African forest are exploited illegally, since the Congo Basin represents the second lungs of the earth, unsustainable deforestation will have severe consequences in the short term. Greenpeace has been trying to draw international attention and lobbied the Chinese government on the issue.
That is the background that has motivated photographer Lu Guang to undertake this journey to one of the poorest, most troubled and dangerous countries in the world, it is also the first mission for the award winner photographer outside the familiar territory of China.
This never before seen exhibition shows Lu Guang’s full-fledge reportage from the conditions of the logging teams living in the forest, to their cutting down the Bloodwood trees with bare primitive axes, to their collectively lifting 300kg logs with their bare hands onto trucks, to the cross-continent journey to meet the Chinese traders at the sea ports, to loading them onto containers to be shipped to China. In Zhejiang Province at the Zhangjiagang port, Lu Guang followed the delivery containers to the red wood market so-called “Bloodwood City” and finally to the workshops and furniture factory where bloodwood goes through the final stage of processing into finely carved luxury furniture.
Remarkably Lu Guang’s observation as a Chinese photojournalist on the impact of China’s fast and furious development in the poorest and most turbulent places in the world, namely the African rainforest, deserves that we stop and pause and think about our identity as members of the one club: planet earth. And the implication in the association of the two words “blood” and “wood” that lies beneath each of the exhibit, in the rapport between mankind and Mother Nature.