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photographies : Santu MOFOKENG

FOAM FOTOGRAFIEMUSEUM AMSTERDAM
del 15.2.2019 al 28.4.2019


L'année 2019 marque le 25ème anniversaire des premières élections démocratiques en Afrique de Sud, suivies par l'investiture présidentielle de Nelson Mandela en 1994. Cet événement historique a marqué la fin de l'apartheid : le régime de ségrégation raciale qui a été en vigueur de 1948 à 1991. Le photographe sud-africain Santu Mofokeng (né en 1956) a documenté la vie quotidienne des métayers ruraux et des travailleurs dans les banlieues. À l'époque où la propagande a dominé les médias, ses images nous proposent une compréhension plus nuancée de la vie quotidienne sous l'apartheid et après. Dans cette exposition monographique majeure, le FOAM présente des œuvres inédites issues des archives personnelles du photographe. L'exposition rassemble 11 histoires visuelles racontant chacune une heure, une semaine ou parfois des années de la vie quotidienne dans un climat politique changeant.

Mofokeng a grandi à Soweto, une banlieue de Johannesburg. Photographe noir sous l'apartheid, il est l'un des rares à avoir documenté les diverses communautés sud-africaines de près et de l'intérieur. L'exposition rassemble un certain nombre d'essais photographiques importants, ci-unclus Train Church (1986), la première et la plus célèbre série de Mofokeng : un reportage sur les rituels religieux spontanés qui se sont produits dans le train de banlieue reliant Soweto et Johannesburg. Les autres images représentent la vie dans la rue et les shebeens (débits de boissons illicites) dans la banlieue de Soweto et Dukathole. L'exposition présente également  les premières images de presse de la syndicalisation et des rassemblements politiques qui ont formé les prémices de l'abolition définitive de l'apartheid et de l'élection de Nelson Mandela à la présidence en 1994. Ensemble, des centaines de photographies brossent un portrait dynamique d'une société complexe en état de transition.

La vie de Santu Mofokeng a été marquée dès le début par l'inégalité et les profondes divisions politiques. Le photographe a grandi dans la pauvrété et passé ses années scolaires à Morris Isaacson High School à Soweto qui a été l'un des foyers du soulèvement de Soweto, violemment réprimé en 1976. Après avoir travaillé comme assistant dans les laboratoires photographiques des divers journaux, il rejoint en 1985 l'agence de photo Afrapix, un collectif de photographes documentant les mouvements contre les inégalités en Afrique du Sud. Ses images ont été publiées, parmi les autres, dans New Nation, un hébdomadaire anti-apartheid, censuré par le gouvernement sud-africain en 1988.

Santu Mofokeng a toujours été vivement conscient de sa position de créateur d'image dans une société profondément divisée. Le régime de l'apartheid considérait la photographie comme un outil de propagande et utilisait la censure pour influencer l'opinion publique, tandis que les mouvements de protestation mobilisaient le média pour dénoncer les actes de violence, les inégalités et les répression. Les images du massacre à Sharpeville et de Hector Pieterson, un enfant blessé lors du soulèvement de Soweto, ont été diffusées dans le monde entier. Les images de Mofokeng sont une réponse indirecte à cette violence (visuelle) et à sa sous-jacente mentalité noir et blanc. En les opposant, ses photographies sont pénétrantes, intuitives, intimes et ambivalentes. Son œuvre rend ainsi justice à la complexité de l'histoire sud-africaine, tout en continuant à remettre en question le pouvoir des images aujourd'hui.

L'exposition sera suivie par une publication en 18 volumes des sujets inédits de Mofokeng qui sera publiée volume par volume par Steidl Verlag en collaboration avec Joshua Chuang and Lunetta Bartz (MAKER).

 

 
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Publication du mois
FOAM FOTOGRAFIEMUSEUM AMSTERDAM
Keizersgracht 609 , 1017 DS AMSTERDAM - Netherlands
+31 (0)20-5516500
pressoffice@foam.org
www.foam.org
Du samedi au mercredi de 10h à 18h, le jeudi et le vendredi de 10h à 21h

This year marks the 25th anniversary of South Africa’s first democratic elections, followed by the inauguration of Nelson Mandela as president in 1994. This historic event marked the end of apartheid: a regime of institutionalised racial segregation that was in effect from 1948 to 1991. South African photographer Santu Mofokeng (b. 1956) documented the everyday lives of rural sharecroppers and of labourers in the townships. At a time when propaganda dominated the media, his images offer a more nuanced understanding of daily life under apartheid and after. Foam presents a major monographic exhibition with previously unseen works from the photographer’s personal archives. The exhibition brings together 11 visual stories that each narrate an hour, a week, or sometimes years of everyday life in a rapidly changing political climate.

Mofokeng grew up in Soweto, a township on the outskirts of Johannesburg. As a black photographer under apartheid, he would be one of the few to document various South African communities up close and from within. The exhibition brings together a number of important photographic essays, including Mofokeng’s first and most celebrated visual story Train Church (1986): a report on the spontaneous religious rituals that occurred in the commuter train between Soweto and Johannesburg. Other photos portray street life and the shebeens (illicit drinking establishments) in the townships of Soweto and Dukathole. The exhibition also presents early journalistic images of unionization and political rallies that formed the prelude to the eventual abolishment of apartheid and the election of Nelson Mandela as president in 1994. Together, hundreds of photographs paint a dynamic portrait of a complex society in a state of transition.

The life of Santu Mofokeng was marked by inequality and deep political divisions from the outset. The photographer grew up in poverty and spent his school years at the Morris Isaacson High School in Soweto; one of the hotbeds of the violently suppressed Soweto uprising in 1976. After working as an assistant in the dark rooms of various newspapers, in 1985 he joined the photo agency Afrapix: a photographers’ collective that documented inequality and protest movements in South Africa. His work was among others published in New Nation, an anti-apartheid weekly that was censured by the South African government in 1988.

Santu Mofokeng has always been acutely aware of his position as an image maker in a deeply divided society. The apartheid regime treated photography as a propaganda tool and used censure to influence the public opinion, while protest movements mobilized the medium to expose acts of violence, inequality and suppression. Images of the Sharpeville Massacre and the injured child Hector Pieterson during the Soweto uprising were beamed around the world. Mofokeng’s images are an indirect response to such (visual) violence, and its underlying black-and-white mentality. By contrast, his photographs are observant, intuitive, intimate and ambivalent. With this the work does justice to the complexity of South African history, while continuing to question the power of images today.

The exhibition forms a prelude to the 18-volume publication of Mofokeng’s previously unpublished stories, that will be launched in parts by Steidl Verlag in collaboration with Joshua Chuang and Lunetta Bartz/MAKER.