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Dossier de Presse
WALL
Photographs by : JOSEF KOUDELKA
Photojournalism
XAVIER BARRAL
2013


« Barrière de sécurité » pour les Israéliens, « mur de l’apartheid » pour les Palestiniens ou «barrière de séparation » pour le Human Rights Watch, au-delà du débat politique Josef Koudelka montre le mur comme une cicatrice tracée par l’homme dans le paysage naturel. Wall rassemble ces photographies de paysages panoramiques en noir et blanc prises entre 2008 et 2012.

Une vision du mur à portée universelleJosef Koudelka s’est rendu à plusieurs reprises le long du mur qui sépare Israël de la Palestine à Jérusalem-Est, Hébron, Ramallah, Bethlehem et dans les différentes colonies israèliennes. Ses images montrent un panorama couvert d’ensembles bétonnés et rythmé de barbelés, fossés, check-points et barrages parfois investis par des artistes mais aussi d’autres moments où la nature résiste. On observe notamment des oliviers déracinés – ressource vitale pour les uns, dommage collatéral dans la revendication du territoire pour les autres.
De la même façon que dans l’un de ses projets précédents, The Black Triangle (sur les contreforts des monts Métallifères
en Bohème, au début des années 1990), Joseph Koudelka a voulu montrer la tension qui se dégage des relations entre l’homme et la nature.


Une chronologie de l’érection du mur, les légendes et un glossaire offrent des clefs de compréhension et replacent ces images dans leur contexte. Les textes originaux ont été écrits en anglais par Ray Dolphin, auteur de nombreux rapports sur le mur pour les Nations unies, et adaptés en français par René Backmann, journaliste au Nouvel Observateur, ayant couvert de nombreux conflits dont celui du Proche-Orient, et auteur de "Un mur en Palestine".
Wall s’inscrit dans un projet plus vaste dont l’initiative revient au photographe Frédéric Brenner. Ce projet, dénommé This
Place, a pour ambition d’explorer Israël sous l’angle du territoire et de la métaphore à travers le regard de douze photographes internationalement reconnus, invités à passer huit mois sur place en résidence, avec pour mission de dépasser le récit politique dominant pour examiner la complexité du site ainsi que ses résonances à travers le monde – ne pas porter de jugement, mais soulever des questions et donner à voir.