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TALES FROM THE CITY OF GOLD
Fotografías de: JASON LARKIN
Medio Ambiente
KEHRER VERLAG
2013


Jason Larkin est un photographe britannique qui, pendant plus de 2 ans, a vécu en Afrique du Sud pour documenter un aspect méconnu de Johannesburg : les terrils de déchets toxiques qu’a laissé derrière elle l’exploitation des mines d’or. Un livre est né de son travail, « Tales from the City of Gold ».

Un ciel clair, souvent très bleu, surmonte des paysages étranges, faits de collines de sable ravinées, striées de rouge, certaines à l’allure de canyons, d’autres de pyramides terrassées qui auraient été lissées par la main d’un géant. La grande ville n’est pas loin : derrière les hautes herbes, derrière les baraques, elle se profile. Et de fait, certains des paysages saisis par Jason Larkin ressemblent à de banales banlieues. Mais d’autres font plutôt penser à un no man’s land, voire à un désert. Bienvenue au pays des terrils de Johannesburg, la ville qui roulait sur l’or.

Fondée en 1886 suite de la découverte d’un fabuleux gisement, Johannesburg (eGoli en zoulou, c’est-à-dire « la cité de l’or ») s’est vite transformée en fourmilière aurifère. Et à mesure que le sol se creusait, des pyramides de déchets miniers s’élevaient, gorgés de métaux lourds. Aujourd’hui livrées à une exploitation secondaire, elles constituent un danger environnemental et sanitaire pour les 400 000 personnes qui vivent à proximité.

Pour montrer cet aspect méconnu de Jo’burg et dénoncer cet héritage toxique, Jason Larkin a photographié aussi bien ces paysages façonné par l’homme que la population qui y travaille et vit. Une eau couleur rouille, des enfants qui jouent avec du sable probablement contaminé, des prêtres immobiles comme s’ils affichaient leur impuissance face à la catastrophe… Ses images, non spectaculaires mais fortes, se font l’écho d’une situation dont on ne parle que trop peu. Le livre qui les rassemble, sorti en octobre dernier, propose également des images d’archives, des esquisses originales de l’artiste Ester Svensson et des extraits d’un vieux dictionnaire de fanagalo, langue « pidgin » (simplifiée) développée pour les mines d’Afrique du Sud et toujours utilisée aujourd’hui. Très engagé, Jason Larkin a mis sur pied un programme de conférences et d’ateliers à destination des écoles, des universités et des centres culturels.