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SOMEWHERE IN JAFFA
Fotografías de: NATHAN MILLER
Sociedad
HELEN FRAJMAN
2014


Le photographe israëlien Nathan Miller a vécu près de la cité portuaire de Jaffa pendant plus de vingt ans. Lorsqu'il était jeune homme, à Tel Aviv, Miller consacrait rarement une pensée à cette ville antique ; il était plus intéressé par le fait de découvrir le monde que d'explorer son propre jardin et passa sept ans à parcourir le globe en photographiant des événements culturels avant de finir en Australie, où il vit désormais.

Comme c'est souvent le cas quand on aborde la question des projets créatifs, le Somewhere in Jaffa de Miller a vu le jour complètement par hasard. Lors d'un voyage en Israël, le destin en vint à jouer ce rôle initiateur. Dans l'incapacité de pouvoir se loger à Tel Aviv, Miller alla dormir à Jaffa pour la première fois. « Soudainement, un monde nouveau m'ouvrit ses portes et j'en tombais immédiatement amoureux », raconte-t-il.

Jaffa est l'une des plus anciennes villes du monde, et peut-être son plus vieux port. Elle représente un vrai melting-pot culturel avec une population d'environ 46 000 personnes — des juifs, des chrétiens et des musulmans — vivant toutes ensemble, toutes des citoyens d'Israël. Il n'est donc pas surprenant que Miller déclare que « Jaffa est un lieu de contradictions.

Cette ville bouillonne d'une énergie que les photographies de Miller décrivent à l'aide d'une palette très vivante, mais ses images soulignent également un courant politique souterrain. Ici, les écarts de richesse sont profonds et provoquent des troubles dans la communauté, un sujet abordé dans l'essai rédigé pour le livre par l'activiste sociale et politique Asma Agbarieh-Zahalka. Elle y formule l'espoir que le livre de Miller, qu'elle décrit comme « un enregistrement honnête d'une période difficile dans la vie d'une ville luttant pour maintenir sa dignité et son charme », permettra de mieux comprendre la ville de Jaffa où elle est née.



 

 

Israeli photographer Nathan Miller lived in close proximity to the port city of Jaffa for more than 20 years. As a young man in Tel Aviv, Miller rarely gave this ancient city a thought; he was more interested in seeing the world, than exploring his own backyard and spent years traveling the globe photographing cultural histories before ending up in Australia where he now lives.

As is often the case when it comes to creative projects, Miller’s ‘Somewhere in Jaffa’ began completely by chance. On a trip to Israel fate played its hand. Unable to find accommodation in Tel Aviv, Miller bedded down in Jaffa for the first time. “Suddenly a new world opened up to me and I fell in love,” he states.

Jaffa is one of the world’s oldest cities, and perhaps the oldest port city. It is a cultural melting pot with a population of around 46,000 – Jews, Christians and Muslims – all living together, all citizens of Israel. So it is not surprising when Miller says, “Jaffa is a place of contradictions”.

This town is bristling and bustling with life, but while Miller’s photographs create a lively palette with which to picture the city, they also hint at a political undercurrent in Jaffa. Here the inequitable division in wealth is profound and the cause of community unrest, a subject addressed in the book’s essay by social and political activist Asma Agbarieh-Zahalka. It is her hope that Miller’s book, which she describes as “an honest record of a difficult period in the life of a town struggling to maintain her dignity and her charm” will create greater understanding towards Agbarieh-Zahalka’s hometown of Jaffa.