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PASSAGES
Fotografías de: BRUNO BARBEY
Sociedad
LA MARTINIERE
2015


...Avant tout, il est passionné par l’histoire. Il a photographié les anonymes et les chefs d’État, les famines et les funérailles, les guerres, les fêtes, les pèlerinages et les manifestations, les tortionnaires et leurs victimes. Ses commandes lui ont donné l’occasion de visiter de nombreux pays à un tournant historique. On pense en particulier à son travail au long cours sur la Pologne des années 1980 à l’époque des débuts de Solidarnosc. « Il y a des rendez-vous avec l’histoire qu’il ne faut pas manquer », explique-t-il. Le résultat de ce travail sur des journées qui ont changé le visage de l’Europe sera un livre avec le journaliste du Monde Bernard Guetta, publié ensuite en Allemagne et en Italie. C’est là tout le paradoxe de son travail. Certes, il a couvert de nombreux conflits, mais il n’est pas pour autant un photographe de guerre. Contrairement à un grand nombre de ses collègues en quête de scoops, il a toujours évité la représentation directe de la violence. Comme Henri Cartier-Bresson et David Seymour – « Chim » –, deux des fondateurs de l’agence Magnum, il s’intéresse le plus souvent aux effets des conflits sur les populations civiles, surtout les femmes, les enfants et les réfugiés. Il photographie aussi cette affreuse invention du xxe siècle, les enfants soldats, en Afrique, au Cambodge et dans les rangs des Palestiniens. Pour lui, toutes ces populations vulnérables sont les vraies victimes des guerres...

...Depuis plus d’un demi siècle, Bruno Barbey voyage dans l’espace-temps. Férues d’exactitude mais touchées par la poésie, ses photographies témoignent
de la beauté et de la fragilité de notre monde...


Carole Naggar
(Extrait de L'Oeil de la photographie.com)


 

 


...Throughout his coverage, he remains passionate about history. He photographed anonymous people as well as heads of state, famines and funerals, wars, festivals, pilgrimages and demonstrations, torturers and also their victims. His assignments gave him the opportunity to visit many countries at momentous turning points. One thinks especially of his long-term work on Poland from the 1980s to the early days of Solidarnosc (Solidarity). “There are rendezvous with history that should not be missed,” he says today. But while he has covered many conflicts, he is not a war photographer. Unlike many of his colleagues in search of scoops, he generally avoided direct representation of violence. In the spirit of Henri Cartier-Bresson and David “Chim” Seymour, two of the founders of the Magnum agency- he is primarily interested in the effects of conflicts on civilians, especially women, children and refugees. He also photographed child soldiers, that awful invention of the twentieth century, in Africa, Cambodia and among the Palestinians. For him, these vulnerable populations are the real victims of war...

...For over half a century, Bruno Barbey has traveled both in space and in time. Keen on accuracy but moved by poetry, his photographs bear witness to the
beauty and fragility of our world.