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Dossier de Presse
WILLY RONIS PAR WILLY RONIS
photographies : Willy RONIS
PAVILLON CARRE DE BAUDOIN
27.4.2018 au 29.9.2018


A partir de 1985 Willy Ronis se plonge dans son fonds photographique et sélectionne ce qu’il considère comme l’essentiel de son travail. Il réalise six albums comprenant 590 photos qui représentent à ses yeux son testament photographique. Ceux ci sont la matrice de cette exposition. L’œil de la photographie souligne l’importance de ce grand photographe qui nous a quitté il y a presque dix ans en publiant chaque jour un des neuf volets de cette exposition exceptionnelle, aujourd’hui : icônes du monde ouvrier et des luttes sociales.

 
En 1936, Willy Ronis décide d’abandonner le petit studio de quartier de son père pour « se lancer dans l’aventure de la photographie indépendante ». Plusieurs publications dans divers journaux de gauche le confortent dans sa décision.
 
Avec l’arrivée du Front populaire, il photographie avec frénésie les défilés syndicaux, les meetings géants du Vélodrome d’hiver et le défilé du 14 juillet, où il immortalise la petite fille au bonnet phrygien qui est publiée dans Regards et devient l’une de ses icônes ; ce qu’il adviendra plus tard de l’image retrouvée de la syndicaliste Rose Zehner haranguant ses collègues en grève chez Citroën en 1938.

 
Au lendemain de la guerre, à la demande d’une presse renaissante et engagée, Willy Ronis découvre de nombreux conflits sociaux, comme les grèves à la SNECMA (1947) ou chez Renault (1950). Pour le magazine Life, il couvre les grèves des mineurs de Saint-Étienne (1948) puis assure un autre reportage sur le pays minier de Lens (1951). Pas d’images « choc » dans sa démarche, mais une approche des gens quasi complice, témoignage de sa solidarité avec ces luttes ouvrières. Des images faites non pour émouvoir, mais pour faire connaître.

 
Les conflits ne sont pas les seules sources d’intérêt du photographe. Le monde ouvrier le passionne, et, au-delà, l’industrie elle-même – forges, filatures, docks – sans pour autant oublier les artisans ou les agriculteurs. Toutes ces images mettent en évidence la fraternité et l’attention de Willy Ronis pour la condition humaine dans l’ordinaire de la vie quotidienne.
 
Exposition coproduite par la Mairie du 20e arrondissement de Paris et la Médiathèque de l’architecture et du patrimoine, en partenariat avec la Réunion des musées nationaux – Grand Palais, commissariat de Gérard Uféras et Jean-Claude Gautrand.

 

 
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Publication du mois
PAVILLON CARRE DE BAUDOIN
121 rue Ménilmontant, 75020 PARIS - France
01 42 33 93 18
willyronis@2e-bureau.com
www.mairie20.paris.fr
Ouvert du Mardi au Samedi de 11h à 18h

Starting in 1985 Willy Ronis immerses himself in his photographic collection and selects what he considers the essential of his work. He made six albums including 590 photos that represent for him his photographic testament. These are the matrix of this exhibition. The Eye of photography underscores the importance of this great photographer who left us almost ten years ago by publishing each day one of the nine components of this exceptional exhibition, today: Icons of the world of workers and social struggles.

 
In 1936, Willy Ronis decided to leave his father’s little neighbourhood studio to “embark on an independent photographic adventure”. Several publications of his work in different left-wing newspapers backed up his decision.

 
With the birth of the Popular Front, he frantically photographed the trade union marches, the giant rallies at the Winter Velodrome and the parade on 14th July where he immortalised the girl in the Phrygian cap which was published in Regards and which became one of his icons. This would also happen later to his image of the trade unionist, Rose Zehner, haranguing her colleagues during the strike at Citroën in 1938.

 
In the aftermath of the war, at the request of a reborn and committed press, Willy Ronis discovered many social conflicts, such as the strikes at SNECMA (1947) and Renault (1950). For Life magazine, he covered the miners’ strike in Saint-Étienne (1948) and then produced another report on the mining region of Lens (1951). No “shock” images in his approach, but rather an attitude to people that was almost complicit, evidence of his solidarity with the workers’ struggles. Images not made to be moving, but to inform.

 
Conflicts were not the photographer’s only sources of interest. The working-class world fascinated him, and, beyond that, industry itself – forges, mills, docks – without forgetting the craftsmen and the farmworkers. All of the images show Willy Ronis’ attention to, and fellow-feeling for, the human condition in the normality of everyday life.

 
Exhibition co-produced by the Mairie of the 20th arrondissement of Paris and theMédiathèque de l’architecture et du patrimoine, in partnership with the Union of National Museums – Grand Palais, curated by Gérard Uféras and Jean-Claude Gautrand.