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Dossier de Presse
IN MY MOTHER’S FOOTSTEPS
photographies : Yishay GARBASZ
Exterminations
HATJE CANTZ
2009


« My mother lost parts of her soul in those places and I had to go back to collect them... As I am a photographer, the camera was going to be my tool to help me see. »
 
British-Israeli photographer Yishay Garbasz uses a bulky large-format camera “to force herself to slow down.” Her project In My Mother’s Footsteps is an exploration of the inheritance of memory as well as a healing process. Garbasz’s mother was born in Berlin in 1929 and fled from the Nazis with her family to Holland in 1933. In 1942, at the age of fourteen, she was incarcerated and deported to Westerbork, then to Theresienstadt. Via Auschwitz-Birkenau, she arrived in Christianstadt and was sent in April 1945 on one of the infamous death marches to the Bergen-Belsen concentration camp, where she was liberated by British forces.

In the making of this project, Garbasz traced her mother’s path for a year, often on foot, over long distances. The large camera forced her to spend time at each location, letting the image come to her, opening herself and the lens to what was there, admitting her own vulnerability.
The photographer was able to present the series to her mother, who died just a short while after its completion.

Text by Jeffrey Shandler, Yishay Garbasz

 

EN LAS HUELLAS DE MI MADRE

« Mi madre perdió parte de su alma en aquellos lugares y yo sentí la necesidad de verlos con mis propios ojos... Como soy fotógrafa, la cámara vino en mi ayuda para poder mirar. »
 
La fotógrafa británica-israelí Yishay Garbasz utiliza una voluminosa cámara de gran formato, para "obligarme a ir despacio", dice ella. « En las huellas de mi madre » es un trabajo de exploración de la memoria y del pasado, inscripto en un proceso de apaciguamiento. La madre de Yishay nació en Berlín en 1929 y huyó de los nazis con su familia a Holanda en 1933. En 1942, a la edad de catorce, fue detenidada y deportada a Westerbork, luego a Theresienstadt. Después de haber estado en el campo de Auschwitz-Birkenau, es trasladada a Christianstadt y luego enviada a pié, al campo de concentración de Bergen-Belsen en una de esas infames marchas de la muerte, donde fue liberada finalmente por las fuerzas británicas.
 
La realización de este proyecto, describe el itinerario trazado por su madre. Durante un año, a menudo a pie y a través de largas distancias. La dimensión de su cámara la obligó a detenerse en cada lugar, dejándose impregnar por las imágenes y abriéndose a ellas como la lente de su objetivo, asumiendo su propia vulnerabilidad.
Su madre pudo apreciar el trabajo terminado, poco antes de morir.

Texto de Jeffrey Shandler y Yishay Garbasz
 

 
DANS LES PAS DE MA MÈRE

« Ma mère a perdu une partie de son âme dans ces endroits que j’ai visité et j’ai senti le besoin de les retrouver et de les réunir… Parce que je suis photographe, j’ai utilisé un appareil photographique pour m’aider à regarder. »

La photographe anglo-israélien Yishay Garbasz utilise un appareil photographique de grande taille. C’est « pour me forcer à ralentir » dit-elle. Dans ce projet, qui s’intitule « Dans les pas de ma mère », elle explore son héritage, sa mémoire, et s’inscrit dans un processus de guérison. La mère de Garbasz naquit à Berlin en 1929. Elle fuit le régime Nazi en Hollande en 1933. En 1942, à l’âge de 14 ans, elle est déportée dans le camp de Westerbork, puis elle est déplacée dans celui de Theresienstadt. Elle passe par le camp d’Auschiwitz-Birkenau pour arriver à Christianstadt et est envoyée au camp de concentration de Bergen-Belsen à pied. Elle participe ainsi à l’une des fameuses marches de la mort. Elle est libérée par l’armée anglaise.

Garbasz retrace le trajet suivit par sa mère lors de la conception de ce projet. Sur un an, elle couvre une longue distance, la plupart du temps à pied. Le fait d’utiliser un grand appareil l’oblige à s’arrêter et à prendre le temps. Elle laisse les images venir, se révéler à elle. Elle s’ouvre en même temps que la lentille de l’appareil et admet sa propre vulnérabilité.
La photographe put montrer son travail à sa mère, qui mourut peu de temps après sa finalisation.