Sophot.com
Tout sur Sophot Photographes Projets Actualités Enseignement galeries
  Actualités
Dossier de Presse
PHANTOM HOME
photographies : AHLAM SHIBLI
Société
HATJE CANTZ
2013


Depuis le milieu des années 1990, les photographies d’Ahlam Shibli s’attachent à cerner les conditions de vie sous l’oppression. L’esthétique documentaire pour traiter des traumas inhérents à la discrimination des Palestiniens a été transposée vers d’autres lieux où la notion du chez-soi est tout aussi problématique. Qu’il porte sur les commémorations de la Résistance française et leurs contradictions, puisqu’on apprend que ceux-là mêmes qui subirent une violence insoutenable purent servir ensuite un régime colonial tout aussi injuste, ou sur des individus obligés en désespoir de cause d’émigrer pour réconcilier leur corps et le désir d’appartenir à un genre autre que celui qui leur est assigné, le travail d’Ahlam Shibli parle de déracinement et d’occupation sans les limiter au conflit palestinien, mais en les étendant à d’autres pays et situations où règnent l’injustice et le paradoxe.

Phantom Home réunit les grandes séries de photographies réalisées jusqu’ici par Ahlam Shibli.
Death, dernière série en date d’Ahlam Shibli, spécialement conçue pour cette rétrospective, montre comment la société palestinienne préserve la présence des "martyrs", selon le terme employé par l’artiste. Cette série témoigne d'une vaste représentation des absents au travers de photographies, de posters, de tombes et de graffitis exhibés comme une forme de résistance. [...]


 

 

This publication reproduces the sixty-eight images from Ahlam Shibli's most recent series, Death. It explores the representations of Palestinians who lost their lives during the second intifada. Posters stuck to the walls of houses and shops, photos exhibited in family homes or displayed on mobile phones, and graves adorned with images and inscriptions assure the imaginary presence of the men and women whom Palestinian society honors as national heroes. Shibli's photographs show how the living relate to the ever-present absence of the dead.

The book also includes a selection of images from Shibli’s other most important series such as Trauma, Trackers, and Goter, an essay by anthropologist Esmail Nashif discussing the positionality of death in Palestinian society since 1948, as well as a critical review of the oeuvre by TJ Démos.