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Dossier de Presse
AT WATER'S EDGE
photographies : PAUL BLACKMORE
Environnement
T&G Publishing Australia
2014


Au début du nouveau millénaire, le photographe australien Paul Blackmore a quitté Sydney pour s'installer à Paris dans le but de poursuivre sa carrière de photojournaliste.

Entre ses différentes missions, Blackmore a également pris le temps de développer ses projets personnels, et notamment de se consacrer à la relation qui unit l'humanité à l'eau, l'essence de toute vie sur Terre. Il a voyagé en Russie, au Moyen-Orient, en Amérique du Sud et au Japon, dans le sud de l'Asie et sur de nombreuses îles, ainsi que dans son pays natal. Il a photographié des festivités religieuses, des environnements urbains, des communautés reculées et des activités liées aux loisirs, élargissant à chaque fois la portée de son concept.

Au Bangladesh, Blackmore a pu constater directement la pollution endémique liée à la prédilection de l'Occident pour les usines de sous-traitants installées sur le continent asiatique afin d'économiser sur les salaires et d'augmenter les profits. Quand il a mesuré l'étendue des dégâts causés par ces pratiques, à la fois sur la santé des humains et sur la planète, son travail a commencé à explorer également la question de la dégradation de l'environnement.

Ce travail au long cours a été rassemblé dans At Water’s Edge, exposition qui a fait le tour du monde avant de prendre aujourd'hui la forme d'un livre. Réalisée en noir et blanc, cette série présente des contrastes d'ombre et de lumière serpentant sur le papier, ondulant comme l'eau elle-même, s'agitant aux franges de la pensée. Les photographies de Blackmore sont à la fois lyriques et documentaires dans leur composition. Il y partage ce qu'il a appris, pas seulement ce qu'il a pu voir, en composant chaque scène avec intelligence.

De l'immensité de l'océan Pacifique aux eaux noires toxiques du fleuve Buriganga au Bangladesh ; d'un pèlerinage vaudou à Haïti à l'agitation des vacanciers sur les bords de la mer Noire ; des canaux qui ramènent de l'eau fraîche à l'élite de Bombay à la vie sordide des réfugiés en Éthiopie, At Water’s Edge nous rappelle que quels que soient notre race, notre genre ou l'importance de notre compte en banque, nous avons tous besoin de l'eau pour assurer notre survie. C'est un de nos biens les plus précieux, et pourtant la dégradation de nos fleuves et de nos océans continue à un rythme très élevé. Si les photographies de Blackmore célèbrent en partie le caractère magique de l'eau, elles sonnent aussi comme un avertissement.


 

 

At the turn of the new millennium Australian photographer Paul Blackmore packed up his life in Sydney and moved to Paris with the intent of furthering his career as a photojournalist.

“Even in 2000 in Australia photojournalism was really just an after thought so going to Paris, where photography is respected, and where there are so many venues for it, was like a wonderland,” he recalls. “The French really respect photojournalists and the public know photographers and their work and support them by buying books and going to galleries. Paris is an incredibly vibrant city for photojournalism and when I was there it was one of the great periods, a really vibrant time when there were a lot of photographers from around the world living there.”

Here in this enclave of creativity and collaboration Blackmore quickly found his feet. Within a short time he was shooting for Agence Rapho and traversing the northern hemisphere creating photo essays for the likes of Time, L’Express, Le Monde and Geo.

In between assignments Blackmore also spent time thinking about the personal projects he’d like to explore. One thought that persisted was the relationship between human beings and water, the essence of all life on earth. He travelled to Russia, the Middle East, South America and Japan and spent time on the sub-continent and island nations as well as his homeland. He photographed religious festivals, urban environments, remote communities, and leisure activities, all the time expanding the concept.