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Dossier de Presse
FAUBOURG TREME
photographies : Alexis PAZOUMIAN
Société
EDITIONS ANDRE FRERE
2017


Dix ans après la catastrophe de l’ouragan Katrina « Faubourg Treme » porte sur la vie quotidienne des habitants de TREME, quartier mythique de la Nouvelle-Orléans, historique de la culture afro-américaine. Tous les dimanches, les esclaves se réunissaient en son cœur sur « Congo Square » pour danser au rythme des percussions de leur lointaine terre natale. Plus tard, les « Créoles of color » ou « Gens de couleur libres » y donnaient régulièrement des concerts de cuivres. Sans le savoir, ils posaient les bases de ce qui deviendrait l’un des genres musicaux les plus féconds au monde : le Jazz.

J’ai décidé de m’y rendre afin d’étudier le quotidien de ses habitants une décennie après l’ouragan Katrina, qui a ravagé la ville et plus particulièrement le quartier Treme. Ce qui m’a tout de suite interpellé c’est la place de la musique. Elle n’a jamais quitté les lieux, au contraire, elle s’est mélangée aux multiples cultures locales, et s’est immiscée dans tous les aspects de la vie : La religion, l’éducation, les traditions ( notamment les Jazz Funerals et durant mardi gras ) les bars, la rue etc... Et elle culmine avec le rendez-vous annuel de Mardi Gras, pendant lequel la ville entière danse au rythme effréné du carnaval et des indiens de mardi gras... Je me suis donc intéressé à ces différents sujets afin de mieux comprendre comment fonctionne cette ville et sa population si unique.

La nuit, les quartiers éloignés du centre s’animent, l’ambiance particulière des lieux, les lumières des bars et de l’extérieur offrent une esthétique unique. Chaque lieu est habité par la musique, tel un remède contre l’âpreté de la vie, qui n’y a jamais été facile. Le but du projet est d’étudier les traditions et la vie de ses habitants qui ont été abandonnés de tous et laissés pour compte au lendemain de Katrina, comme nous le rappelait David Simon à travers sa magnifique série télévisée « Treme ». Un regard porté sur ces hommes et femmes qui vivent et parfois survivent au son des cuivres. L’exaltation et la ferveur déclenchées par la musique sont devenues le centre de ma réflexion photographique.



 

 
Shot ten years after Katrina, Faubourg Tremé focuses on the daily lives of residents of this legendary New Orleans neighborhood, historically associated with African-American culture. Every Sunday, slaves would gather in Congo Square to dance to the beat of the rhythms of their faraway homeland. Later on, Creoles of color, also known as Gens de couleur libres, regularly gave brass band concerts. Unwittingly, they laid the foundations of what would become one of the most prolific musical genres in the world: Jazz.
I decided to travel to New Orleans in order to examine the daily lives of local residents a decade after Katrina, the hurricane that ravaged the city and Tremé in particular. What caught my attention right away was the importance of music, which has never abandoned the place, and instead blended with local cultures and became absorbed into all aspects of life: religion, education, traditions (such as Jazz Funerals and Mardi Gras), nightlife, street life, etc. It reaches a climax during the annual Mardi Gras festival, when the entire city dances to the frenzied rhythms of the carnival and the Mardi Gras Indians… So I delved into all these different topics in order to better understand what makes this city and its unique population tick.
At night, neighborhoods outside the city center come to life, and their specific ambiance, neon signs and streetlights create a unique aesthetic. Every square inch of the city is filled with music which is an antidote against life’s bitterness and hardship. The goal of my project is a close examination of the lives of the city’s inhabitants who were left to fend for themselves in the aftermath of Katrina, as David Simon reminded us in his wonderful TV series, Tremé. My project takes a look at these men and women who live and sometimes survive to the sound of brass; the exaltation and energy unleashed by music have become the center of my photographic reflection.