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Dossier de Presse
LA PHOTOGRAPHIE MEXICAINE
photographies : COLLECTIF
Coutumes et Traditions
ACTES SUD
2018


Le Mexique est l’un des pays où l’usage de la photographie a été le plus vivace depuis 180 ans ; les pratiques photographiques y ont acquis très tôt une singulière autonomie, vivifiée par des influences extérieures. Ce Photo Poche dresse un bilan à partir de publications éparses mais efficaces, et à la faveur du rassemblement récent de fonds d’auteurs.
La population mexicaine, dans les villes ou les campagnes, semble avoir un goût pour le témoignage photographique de la vie sociale ou des événements politiques. L’allemand Hugo Brehme fait la promotion d’une documentation systématique du pays et des traditions, sur laquelle se fonde ensuite une approche plus poétique, celle de Manuel Alvarez Bravo, ou engagée, celle de Tina Modotti, aux côtés d’une activité artistique singulière adoubée par les surréalistes français. Le photojournalisme y trouve une traduction locale qui bénéfice de l’appui des médias et depuis les années soixante, les femmes-photographes jouent un rôle étonnant dans le développement d’une poétique photographique, moins événementielle, propre à rendre compte des imaginaires syncrétiques de ce pays). Dans une hétérogénité apparente propre au Mexique, se côtoient – et se confrontent - les traditions indigènes disparates retrouvées par l’archéologie (Mayas, Aztèques, etc.), les impératifs coloniaux (le catholicisme) et révolutionnaires (instauration des pouvoirs militaire et policier), les particularismes sociaux (les cultes de la mort, la lucha libre…).
Introduction d’Alfonso Morales Carrillo. Commentaires des photographies : Alfonso Morales Carrillo et Michel Frizot.


 

 
Mexico is one of the countries where photography has been the most active for 180 years. Photographic practices quckly spread and gained in autonomy, vivified by foreign influences.
The people of Mexico, in town or in the countryside, seems to be keen on the photographic testimony of social life or political life. Hugo Brehme promotes a systematic documentation of the country and its traditions, from which a more poetic approach is built, as Manuel Alvarez Bravez's, or committted like Tina Modotti's approach, along with a singular artistic activity supported by the French surrealists.
Photojournalism benefited from a local translation and was supported by the media, and since the 1960's, female photographers have played a surprising role in the development of a photographic poetry, less eventful, which takes into account the country's syncretic imaginary. In a apparent heterogeneity, proper to Mexico, disparate indigenous traditions grubbed up by Archeology, colonial imperatives, revolutionaries, and social particularism, confront one another.